Normandie-Niemen : conférence animée par Fréderic Lafarge

Saint-Dizier : une conférence sur l’escadrille « Normandie-Niemen » le 27 octobre 2018 !

Le 20 juin 1945, sur l’aérodrome du Bourget, sous un soleil radieux et au milieu d’une foule de Parisiens venus en masse, trente-sept appareils frappés de l’étoile rouge se posaient. Il s’agissait de Yakovlev Yak-3, avions de combat produits par le fleuron de l’industrie de guerre soviétique. À leur bord, des aviateurs français pas tout à fait comme les autres : ceux du régiment de chasse « Normandie-Niemen », unité qui venait de se couvrir de gloire sur le front de l’Est. C’est quinze jours plus tôt, alors qu’ils séjournaient à Moscou, que les pilotes de ce régiment avaient appris qu’ils allaient enfin pouvoir quitter cette terre russe qui était la leur depuis plus de deux ans et demi pour regagner leur pays.

À 10 heures, les pilotes du « Normandie-Niémen » avaient décollé pour mettre un terme à un périple qui avait débuté neuf jours plus tôt, au moment où ils s’étaient envolés d’Heilligenbeil en Prusse orientale, dernier terrain d’opération du régiment. Après une escale à Prague, capitale de la Tchécoslovaquie, ils en avaient fait une autre en Allemagne, à Stuttgart, où ces aviateurs avaient été salués par le général de Lattre de Tassigny en personne, celui-là même qui, au nom de la France, avait reçu un mois plus tôt du maréchal Wilhelm Keitel, dans les ruines encore fumantes de Berlin, la capitulation sans condition des armées du Reich. Leur dernière escale s’était faite sur la base aérienne de Saint-Dizier, où le général René Bouscat, commandant en chef des forces aériennes françaises, était venu saluer « les valeureux pilotes du front de l’Est ». Malheureusement, deux appareils se heurtèrent au sol et un troisième dut faire demi-tour en vol en raison d’un incident mécanique, si bien que ce furent trente-sept Yak 3 – et non quarante – qui, à 17 h 50, s’envolèrent en direction de la capitale et de son aéroport. Au sujet des dernières minutes du vol, qui furent les plus émouvantes pour ces aviateurs qui, après une si longue absence, renouaient avec leur patrie, voilà ce qu’en a dit l’as de guerre Roland de la Poype : « On passe au-dessus de Meaux. Quelques minutes plus tard, le cœur serré, j’aperçois la flèche de Notre-Dame, la Seine, la tour Eiffel. Nous survolons les Champs-Elysées en formation de parade à très basse altitude. On vole si bas qu’on peut voir les voitures dans les rues et les piétons sur les trottoirs. Au-dessus de l’Arc de Triomphe, les trois escadrilles éclatent comme un éventail pour se regrouper un peu plus loin. Nous arrivons au Bourget. » Et il a ajouté ces mots : « En descendant de mon avion, je me sens comme un peu ivre. Je n’avais jamais vu autant de monde de ma vie. Les gens sont agglutinés derrière les barrières, se tassent sur les terrasses de l’aérogare. Une véritable marée humaine qui vibre, qui gronde, qui crie […]. » Charles Tillon, ministre de l’Air, et Alexandre Bogomolov, l’ambassadeur d’Union soviétique en France, en présence des généraux Catroux et Kœnig, rendirent hommage aux pilotes et célébrèrent l’amitié franco-russe. Mais l’émotion fut à son comble lorsque le ministre lut la longue liste des pilotes du « Normandie-Niémen » disparus au combat. Quarante-deux noms sur un effectif de quatre-vingt-seize pilotes engagés en URSS entre la fin de 1942 et la mi-1945. Quatre-vingt-seize pilotes dont la moyenne d’âge était de vingt-six ans…


En France comme en Union soviétique (Moscou, Ivanovo, Kaliningrad…), plusieurs monuments ont été élevés à la gloire du « Normandie-Niémen » et de ses combattants. Ici, le plus récent de ces monuments commémoratifs, celui du Bourget, inauguré le 22 septembre 2006 par les présidents Jacques Chirac et Vladimir Poutine aux abords du Musée de l’air et de l’espace. Un musée qui, neuf ans plus tard, le 4 juin 2015, a inauguré un espace dédié aux trois premières années d’existence du « Normandie-Niémen ».

Parmi les pilotes survivants que la foule put acclamer figuraient deux des plus brillants as de guerre français de la Seconde Guerre mondiale : le baron Roland de La Poype et Marcel Albert. Trente-neuf victoires homologuées à eux deux ! L’un et l’autre, très fiers d’avoir porté si haut l’honneur des ailes françaises, arboraient sur leur poitrine la plus prestigieuse des distinctions décernées en URSS : l’étoile d’or de héros de l’Union soviétique, venue récompenser leur vaillance et leur courage. Joseph Staline, pour sa part, parfaitement conscient de la valeur de ces soldats et du symbole de fraternité qu’ils représentaient, avait tenu, pour les remercier du sacrifice consenti, à ce que les pilotes du « Normandie-Niémen » quittent l’URSS à bord de leurs montures, ces Yak 3 avec lesquels ils avaient terminé la guerre en Prusse orientale. « Le régiment Normandie-Niémen retournera dans sa patrie tout équipé, c’est-à-dire avec ses avions. Il suivra l’Elbe en direction de l’ouest. J’ai estimé essentiel de conserver au régiment le matériel dont il s’est servi courageusement et avec plein succès. Que ce matériel soit le modeste cadeau de l’aviation de l’URSS à la France, symbole de l’amitié de nos peuples. » avait répondu le généralissime au général de Gaulle qui, par message, lui avait demandé un peu plus tôt « de remettre à la disposition de la France le régiment Normandie, les opérations étant terminées

Pour cette poignée d’aviateurs français, la guerre avait débuté sur le front de l’Est fin 1942. Trente mois plus tard, à l’issue de trois campagnes, les combats avaient conduit le « Normandie-Niémen » toujours plus à l’ouest, des environs de Moscou au cœur de l’Allemagne nazie.

Ce sont ces trois années de lutte ardente qui seront évoquées le samedi 27 octobre prochain par Frédéric Lafarge, ancien chargé de communication de la base aérienne 112 de Reims et ancien conservateur du Musée de la BA 112 et de l’aéronautique locale, capitaine de la réserve citoyenne de l’Armée de l’air, à l’occasion d’une conférence qui sera donnée à 17 h 30 au théâtre municipal de Saint-Dizier, à l’invitation de l’association Saint-Dizier Aéro-Rétro et de son président, Jean-Marc Viard, et de la base aérienne 113 « Commandant Antoine de Saint-Exupéry ».

Entrée libre et gratuite. Renseignements : 06 88 00 92 01.


Putain d’avion

Putain d’avion de Gustave Olivier Tison


Un chasseur s’écrase sur le tarmac de la base de Los Llamos, à Albacete,
en Espagne, le 26 janvier 2015, à 15 h 16, tuant 11 aviateurs parmi
lesquels le pilote Gildas Tison. Dans ce témoignage poignant, son père
livre tout à la fois son chagrin, ses incertitudes, ses souvenirs et ses
difficultés à faire le deuil du fils tant aimé. En le suivant dans ses
recherches, on réalise avec lui qu’une autre voie est peut-être
envisageable…
« Non, Gildas, tu n’es pas mort ! »

Gustave Olivier Tison

L’aviation, les étoiles, le cosmos, les passions de Gustave Olivier Tison le portent à découvrir encore et toujours les mystères de notre monde.


L’avis de l’éditeur :
Dans ce témoignage poignant autour d’un crash d’avion, Gustave Olivier Tison décrit tout à la fois le chagrin, les incertitudes, les souvenirs et les difficultés à faire le deuil d’un père envers son fils. Bouleversant !

Date de parution : 6 juillet 2018

Editeur : Éditions du Panthéon
Prix public : 19,90€
Pages : 248
Collection : Mémoires, Témoignages
ISBN : 978-2-7547-4130-9







La patrouille Sparflex

Patrouille Sparflex en passage à l’anglaise au meeting d’Epernay 2018 ©Xavier Cotton

 

La Patrouille.

En meeting aérien, nous voyons de plus en plus souvent une nouvelle patrouille sur L-39 Albatros , celle- ci est connue sous le nom  patrouille « Sparflex ». Créee en 2015 par Michel Soutiran, la patrouille « Sparflex » basée sur l’aérodrome de Reims-Prunay est équipée de deux L-39 Albatros Aero Vodochody, un troisième est utilisé comme « spare ». Le nom de la patrouille est issue de son  principal sponsor, l’entreprise Sparflex dirigée Michel Soutiran et qui fabrique des coiffes et muselets pour les bouteilles de champagne. Les meetings ne représentent qu’une partie de l’activité la patrouille, des vols à sensations, une école de qualification sur  L-39 a été créée sur l’aérodrome de Reims-Prunay, 

L-39 Albatros Patrouille Sparflex au meeting d’Epernay 2015 ©Xavier Cotton

L’Avion

Le L-39 biplace en tandem maniable et performant, conçu à l’origine comme avion d’entraînement militaire est construit en République tchèque. Il a été fourni à près de 2.800 exemplaires.  Sa cellule située assez haute sur un train d’atterrissage robuste et les 1 tonne 7 de poussée de son réacteur lui permettent  d’évoluer à partir de terrains en herbe . Sa vitesse de croisière  est de l’ordre de 360 Kts pour une vitesse maximum de  490 Kts. L’avion équipé IFR peut joindre plus facilement son terrain de destination. Il est aussi doté d’un siège éjectable pour une meilleure sécurité de son pilote et du passager»

Michel Soutiran et Aymeric de Valence répétant la « musique » avant l’entrainement ©Xavier Cotton

l’Équipe

Michel Soutiran est l’ailier de la patrouille. Il est passionné par le pilotage aussi bien des avions que des hélicoptères mais aussi  par la voltige. En 1998, il devient le premier pilote de L-39 Albatros en France, il  est  aussi instructeur sur cet avion. 

Le Capitaine de corvette Aymeric de Valence  ancien pilote de chasse de l’Aéronavale a été formé aux Etats-Unis sur A-4 Skyhawk, il a effectué sa carrière sur Super-Etendard et terminé sur Rafale Marine, mais il a aussi été pilote de F-18 pendant trois ans et termine sa carrière militaire comme chef d’opérations.  Avec un tel parcours il ne lui manque rien pour être le  leader de la patrouille Sparflex et Chef-pilote de l’école de formation sur L-39.

Stéphane Olivier, ancien mécanicien sur Jaguar et Rafale dans l’Armée de l’air complète l’équipe comme mécanicien attitré de la flotte Sparflex

L-39 albatros ES-TLB Sparflex ©Xavier Cotton

Association Fly & Fun

 Michel Soutiran et son équipe ont créé une association loi 1901, Fly & Fun, qui a pour objectif de « promouvoir l’activité aéronautique et la préservation du patrimoine aérien en proposant à ses membres des activités sur le thème des anciens aéronefs militaires et civils, grâce au regroupement de matériel et de connaissances de passionnés d’aviation. » Les membres de Fly & Fun ont à cœur d’entretenir et de mettre en œuvre deux L-39 Albatros, anciens chasseurs biplaces de république tchèque, connus pour leur performance et maniabilité

Association Fly & Fun : http://www.flyandfun.fr/


Musée de l’aéronautique locale de Bétheny

Mairie de Bétheny (Marne) à gauche portail vers la cours arrière et le Musée de l’Aéronautique Locale

Sur la BA112 de Reims existait un musée témoignant d’ une partie de l’histoire aéronautique locale, mais depuis la fermeture de celle-ci, il fallait trouver une solution pour présenter à nouveau la collection qui y exposée.
la mairie de Bétheny, commune sur laquelle se trouvait en grande partie la BA112 a proposer des locaux très bien situés juste derrière l’hôtel de ville  Des premiers fous volants au début du 20e siècle à la fermeture de la BA 112 en juin 2011.

MH-1521 Broussard 30-QN dans la cours du musée d’aéronautique locale à Bétheny (Marne) ©Xavier Cotton

MH-1521 Broussard « 30-QN » construit par les usines Max Holste installé dans la cour du musée, vous pouvez retrouver l’histoire de cet avion dans cet article : http://www.passionpourlaviation.fr/2012/03/24/retour-du-broussard-30-qn-a-reims-prunay/

Le Broussard a été fabriqué dans les années 50 dans les usines Max Holste à Reims. Véritable 4×4 de l’air, il était utilisé par l’armée de l’air pour des missions multiples.

Réplique à l’identique de l’avion d’Henri Farman au 1/3e construite en 2008 par les 12 élèves de première année de CAP en ébénisterie du LEP-Yser sous la houlette de Daniel Jacquinot, aéromodéliste. ©Xavier Cotton

l’exposition commence avec des témoignages en relation avec Le premier vol de ville à ville réalisé le 30 octobre 1908 par Henri Farman sur  avion Voisin. Décollant de Bouy, près de Mourmelon, il gagne en une vingtaine de minutes la ville de Reims distante de vingt-sept kilomètres.

Puis vient le temps des meetings, du 22 au 29 août 1909 se tient sur l’emplacement de la future base aérienne 112 la Grande semaine d’aviation de la Champagne. A ce premier meeting aérien international de l’histoire, organisé avec le concours de grandes maisons de Champagne, participent les sommités de l’aviation de l’époque : Henri Farman, Louis Blériot, Hubert Latham, Glenn Curtiss, Louis Paulhan,…D’autres meetings suivront en 1910, 1911 et 1913.


C’est Le 29 septembre 1913, dans le ciel de Bétheny, que  l’aviateur rémois Maurice Prévost franchissait le seuil des 200 km/h aux commandes d’un monoplan Deperdussin. Il remportait ainsi la prestigieuse coupe Gordon Bennett d’aviation.


La base aérienne 112
• Mise en service après trois ans de travaux sur un terrain ravagé par la guerre de tranchées, la BA 112 fut avant la guerre 39-45, le lieu de stationnement d’unités dédiées notamment au bombardement, à l’expérimentation, à la chasse, à l’observation et au parachutisme. En 1939, 1800 personnes y travaillaient et près de 300 avions y étaient stationnés.
Réactivée peu après la guerre en 1949, la BA 112 voit la création de la future patrouille de France, l’arrivée des avions à réaction, des glorieux escadrons Lorraine et Normandie-Niemen équipés en 1974 des premiers Mirage F1.
L’une des bases les plus importantes de France est définitivement fermée le 30 juin 2011.

HORAIRES : Ouvert du 1er avril au 31 octobre de 14h30 à 17h30.  Tous les dimanches (sauf le 3 juin et le 7 octobre) .  Visite de groupe sur rdv  au 03 26 07 12 71

Place de la Mairie 51450 Bétheny

www.musee-betheny.fr

musee@ville-betheny.fr


Accident tragique d’un JU-52 de la compagnie suisse Ju-Air

Junker JU52 HB-HOT au meeting de LA Ferté-Alais 2013 ©Xavier Cotton

Samedi 4 août, l’accident  d’un Ju-52  de la compagnie Ju-Air à l’est de la Suisse a provoqué la mort des 20 passagers. L’appareil, un trimoteur Junkers JU-52 immatriculé HB-HOT, construit en 1939 en Allemagne, appartenait à la compagnie JU-Air, fondée en 1982 par des amis de l’armée de l’air, a rapporté l’agence de presse ATS.
L’appareil, qui peut transporter 17 personnes et 3 membres d’équipage, s’est écrasé contre le versant ouest du Piz Segnas, à une altitude de 2.540 mètres, dans le canton des Grisons (est). Les victimes seraient 11 hommes et 9 femmes, parmi lesquels un couple autrichien et leur fils, a indiqué la police. Sur son site, la compagnie JU-Air exprime « sa profonde tristesse » et « adresse ses pensées aux passagers, aux membres d’équipage, aux familles et aux amis des victimes ». Elle ajoute que ses vols sont pour l’instant suspendus.


Meeting du 14 juillet 2018 à Epernay

La réplique du Sopwith pup (LX-PUP) de Thierry Roussel ©Xavier Cotton

Après le meeting crépusculaire du vendredi 13 juillet, Epern’air offre aux spectateurs une nouvelle journée de spectacle aérien le samedi 14 juillet 2018 et de nouveau avec une entrée gratuite, bravo. Et en plus le soleil est de la partie. Bien sur vous allez revoir pas mal d’avions que j’ai présenté dans l’article « Epern’Air Show organise un meeting crépusculaire » mais aussi quelques nouveaux.

Par cette chaleur , il faut savoir s’organiser à l’ombre des avions ©Xavier Cotton

Le spectacle a commencé vers 13H30 par un défilé de soldats et autres personnages et véhicules  de la guerre 14 dont un taxi de la Marne, mais ce coté commémoration d’une guerre dont il n’y a plus de survivant, ce n’est pas trop ma tasse de thé. Le meeting aérien en lui même commence tranquillement vers 14h00 par la présentation du Sopwith-PUP présenté par Thierry Roussel

SE-5 F-AZCY de l’AJBS piloté par Jean-Pierre Lafille @Xavier Cotton

Quand un avion tel que le SE-5 évolue aux mains d’un virtuose du manche à balais tel que Jean-Pierre Lafille, on a l’impression de voir jouer du Mozart dans le ciel. C’est rare que je fasse dans le lyrique, mais là, je ne pouvais rater cette occasion. Il faut dire qu’avec ses 87 printemps, Jean-Pierre Lafille a eu le temps d’accumuler des milliers d’heures de vol sur une bonne centaine d’avions différents,

Morane-Saulnier Type H « réplique » ©Xavier Cotton
Fokker type I réplique ©Xavier Cotton
Nieuport 28 (LX-NIE) piloté par Thierry Roussel ©Xavier Cotton
SE-5 (F-AZCN) del’AJBS piloté par Edmond Salis ©Xavier Cotton
MS317 (F-BFZK) piloté par Jean-Marc Viard ©Xavier Cotton
KLEMM 35 F-AZTK piloté par Thierry Klemm ©Liliane Cotton
Bücker Jungmann  (D-EEQP) piloté par Martial  Vegezzy ©Xavier Cotton
Extra 330SC (F-HIGS) piloté par Alex Hory ©Xavier Cotton
La Patrouille de France 2018 ©Xavier Cotton
DHC-1 Chimpunk (F-AZUU) piloté par Paul-Eric Vezzard ©Xavier  Cotton
Duo de Boeing Stearman , N456N en rouge et jaune piloté par Francis Pelletier et F-AZGR vert et jaune piloté par Jean-Marc Viard ©Xavier Cotton
T6 F-AZSC piloté par Cedric Jacopin ©Xavier Cotton
Team Swift ©Xavier Cotton
YAK50 SP-YEH piloté par Etienne Verhellen ©Xavier Cotton
Hawker Sea Fury Mk11  (F-AZXJ) piloté par Christophe Jacquard ©Xavier Cotton
Duo de Flamant : MD312 (nez jaune) (F-AZGE) et MD311 (verrière de nez)  (F-AZKT) de l’Amicale des Avions Anciens d’Albert ©Xavier Cotton
Duo de Pitts (G-INDY et N51PS) ©Xavier Cotton
La patrouille Sparflex sur L39 (LX-MIK et LX-STN) piloté par Aymeric de Valence et Michel Soutiran ©Xavier Cotton

Le meeting se termine ainsi avec la patrouille Sparflex qui nous fait une très belle présentation. Vous pourrez voir d’autres photos du meeting sur l’album Flickr : 2018 Meeting d’Epernay.


Portraits de pilotes à Epernay-Plivot

Thierry Roussel à bord de son Sopwith pup LX-PUP ©Xavier Cotton

A l’occasion du meeting organisé par Epern’Air Show les vendredi 13 et samedi 14 juillet 2018sur le terrain d’Epernay-Plivot, j’ai profité de la proximité du taxiway lors de leur retour de présentation en vol pour réaliser quelques portraits de pilotes à bord de leur avion.

Jean-Marc Viard à bord du MS317 F-BFZK ©Xavier Cotton

Jean-Pierre Lafille à bord du SE5 F-AZCY de l’AJBS ©Xavier Cotton

Thierry Roussel à bord du Nieuport  28 LX-NIE ©Xavier Cotton

Edmond Salis à bord le SE5 F-AZCN de l’AJBS © Xavier Cotton

Martial Vegezzi à bord du Bücker Jungmann D-EEQP ©Xavier Cotton

Thibaud Vandersippe à bord du Nord 3202-B1 F-AZIJ ©Xavier Cotton

à bord d’un Morane Saulnier Type H – Réplique ©Xavier Cotton

A bord d’un Fokker E.I – Replique ©Xavier Cotton

Paul-Eric Vezard DHC-1 pilote du Chipmunk F-AZUU ©Xavier Cotton

Cédric Jacopin pilote du North American T6 F-AZSC ©Xavier Cotton

Etienne Verhellen à bord du YAK-50 SP-YEH  ©Xavier Cotton


Le Moynet Jupiter redécolle après près de 20 ans de restauration

Le 26 juillet, le Moynet Jupiter F-BLKY a effectué son « premier » vol aux mains de Christian Ravel, après près de 20 ans de restauration ©EAP

L’unique avion français bimoteur « Push-Pull » Moynet 360/6 Jupiter refait son premier vol à Angers Loire Aéroport (49) après près de 20 ans de restauration.

Espace Air Passion vient de remettre en vol l’unique avion français bimoteur « push-pull » Moynet 360/6 Jupiter sur l’Aéroport d’Angers Loire après une vingtaine d’années de travaux de restauration. Celle-ci avait en effet débuté sur l’aérodrome d’Avrillé dans les années 90. Les travaux avaient alors été interrompus par le transfert de la plate-forme aéronautique vers Angers Loire Aéroport à Marcé (49) pour reprendre en 2008.

A cette occasion, une journée de présentation de l’appareil aura lieu le vendredi 14 septembre 2018 à 11h00, veille des journées européennes du Patrimoine.

Une équipe de mécaniciens bénévoles et qualifiés

Le premier roulage a eu lieu le 7 juin 2018, et la visite de contrôle de l’OSAC (Organisme pour la Sécurité de l’Aviation Civile) a permis ensuite les essais. Cette restauration aura été menée par une équipe de mécaniciens qualifiés et bénévoles, grâce au soutien de la Fondation du Patrimoine, l’association AIRitage (Patrimoine Aérospatiale, Matra, Airbus), du mécénat d’entreprises et de donateurs privés.

Un avion unique

Ce bimoteur push-pull, imaginé par l’ancien pilote de chasse et homme politique français André Moynet, est donc le seul avion de ce type encore existant. Cet appareil est le deuxième prototype. Motorisé par deux moteurs Lycoming de 290 ch., il avait effectué son premier vol le 23 mai 1965. Bimoteur certifié, il n’est malheureusement jamais entré en production, et a été confié à l’association, Espace Air Passion/GPPA (Groupement de Préservation du Patrimoine Aéronautique).

En 2017, Espace Air Passion recevait le Grand Prix du Patrimoine aéronautique « Coupe GIFAS* et Aéro-club de France » pour la restauration de cet avion M 360-6 Jupiter .

Créé en 1981 et implanté depuis septembre 2000 sur la plate-forme d’Angers Loire Aéroport, Espace Air Passion s’enorgueillit d’être un musée vivant qui expose sur 3 500 m² des avions, des planeurs ayant marqué l’histoire de l’aviation, certains très rares, voire uniques au monde.

(*GIFAS : Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales.)

 

Caractéristiques générales du Moynet M.360/6 Jupiter

  • Capacité : 6 personnes (équipage inclus)
  • Longueur : 8.77 m
  • Envergure : 11.11 m
  • Hauteur : 2.32 m
  • Surface alaire : 16.30 m²
  • Poids à vide : 1,338 kg
  • Poids maximum en charge : 2,390 kg
  • Capacité carburant : 556 L
  • Propulsion : 2 x Lycoming IO-540-6-cylindres opposés horizontalement refroidis par air, de 290 ch (216 kW) chacun
  • Hélices : tripales Hartzell (vitesse constante)

Présentation

  • Vitesse maximum : 363 km/h (226 mph ; 196 kt) au niveau de la mer. chaque indication est estimée au poids maximum au décollage
  • Vitesse de croisière : 338 km/h (210 mph ; 183 kt) à 1,830 m (6 000 ft) et 75% de puissance
  • Autonomie : 2,060 km (1,112 nm) à 4,500 m (15,000 ft) et 45% de puissance
  • Taux de montée : 7,3 m/s (1,440 ft/mn) au niveau de la mer

 


Epern’Air Show organise un meeting crépusculaire

La patrouille Swift en démonstration de nuit au meeting crépusculaire d’Épernay 2018 : sublime ! ©Xavier Cottton

Cette année encore Epern’Air Show organisateur des meetings aériens sur le terrain d’Epernay-Plivot nous a gratifié non pas d’un, mais de deux meetings aériens à entrée gratuite, les vendredi 13 et samedi 14 juillet 2018. Parlons d’abord du meeting du vendredi 13 juillet, c’était pour moi la première fois que j’assistais à un meeting aérien dit « crépusculaire »  et je fut émerveillé par le spectacle présenté. Celui a commencé vers 18h00 pour finir en feux d’artifice vers 23h00.

Globe Swift (N3719K) piloté par Romain Deveaux au Meeting crépusculaire d’Epernay du 13 juillet 2019 ©Xavier Cotton

Nous sommes arrivés juste pour voir le retour de la « Team Swift » pour leur 1ere présentation de ce ce jour. Ce soir, quatre avions « Globe Swift » étaient présents sur les six qui composent La « Team Swift » au  grand complet :

  • N3719K Swit piloté par Romain Deveaux basé à Roannes
  • N21PK Swit piloté par Frederic Grandmougin,
  • N41P Swit piloté par Cedric Lavocat, basé à Roannes
  • N80903 Swit piloté par par Alain de Valence basé à Roannes

 

Romain DEVEAUX et Cédric LAVOCAT qui ont créé la patrouille en 2014 et Jacques Aboulin 19000 heures de vol instructeur à Roanne entraine celle ci.

trois des avions sont pilotés par des Roannais : Romain Deveaux, Cédric Lavocat et Alain de VALENCE, les deux autres pilotes sont Cédric Ruet et Frédéric Grandmougin

caractéristiques du Globe Swift
Equipage : 2
Longueur : 6,35 m
Envergure : 8,94 m
Hauteur : 1.88 m
Surface alaire : 12,3 m2
Poids à vide : 621 kg
Poids brut : 776 kg
Moteur : moteur d’avion à quatre temps, 125 ch

ASK 21 F-C del ‘ACVV piloté par Yves Cotureau en démonstration de voltige aérienne ©Xavier Cotton

Yves Cotureau nous fit rêver avec son planeur ASK 21 de  l’association chalonnaise de vol à voile (ACVV: http://www.chalons-planeur.net)

Nieuport (LX-PUP) de Thierry Roussel ©Xavier Cotton

MS317 (F-BFZK ) de Jean Marc Viard basé à Saint-Dizier @Xavier Cotton

Nieuport de Thierry Roussel ©Xavier Cotton

SE5 F-AZCN de l’AJBS piloté par Edmond Salis ©Xavier Cotton

Klemm 35 (F-AZTK) des Ailes Anciennes de Lorraine piloté de Thierry Klemm © Xavier Cotton

Bücker Jungmann D-EEQF piloté par Martial VEGEZZI ©Xavier Cotton

2 rafale de Saint-Dizier ©Xavier Cotton

Patrouille Tango bleu hélicoptère Robinson R22 F-GIHE et F-HFCK ©Xavier Cotton

Patrouille de Boeing Stearman N4561N de Francis Pelletier basé à Soisson et F-AZGR de Jean-Marc Viard basé à Saint-Dizier ©Xavier Cotton

Puis ce fut le tour d’une patrouille de deux Boeing Stearman : Celui bien connu (F-AZGR) avec un tigre peint sur la carlingue de Saint-Dizier Aero Rétro  piloté par Jean-Marc VIARD ( ancien pilote de chasse sur Mirage III, travaillant actuellement pour Airbus Industry) et celui peint en jaune (N4561) de Vintage Aero Passion à Soisson (http://vintage-aeropassion.com) piloté par Francis Pelletier

Alex Hory dans l’Extra 330SC F-HIGS ©Xavier Cotton

Cedric Jacopin dans le T6 F-AZSC basé à Epernay-plivot ©Xavier Cotton

SeaFury de Christophe Jacquard  F-AZXJ basé à Dijon ©Xavier Cotton

 

Apache Roll effectué de nuit par la Swift Team ©Xavier Cotton

Tentative de gonfler six ballons côte à côte ©Xavier Cotton

Et pour finir un superbe feux d’artifice que je n’ai pas pris en photos. Pour voir plus de photos, feuilletez l’album  » 2018 meeting crépusculaire d’Epernay  » sur Flickr


Championnats du Monde de Vol à Voile à Hosin

Hosin, République Tchèque, du 28 juillet au 12 août 2018 – Après le premier cycle « petits planeurs » des championnats du monde 2018 à Ostrow en Pologne, place aux grands planeurs à Hosin en République Tchèque.

Ce dimanche, le championnat du Monde de Vol à Voile en classe 18m, biplace 20m et Libre a débuté sur les chapeaux de roues, avec dès la 1ère épreuve une très belle victoire des français en biplace 20m et une belle performance des deux pilotes de la classe 18m.

L’équipe de France se compose de :

Classe 18 mètres : Christophe COUSSEAU et Jean-Denis BARROIS
Classe 20 mètres biplace : Laurent ABOULIN et Aude UNTERSEE en co-pilote
ClasseLlibre : Philippe DE PECHY et Sylvain GERBAUD
Entraineur : Eric NAPOLEON
Directeur Technique National : Jean-Nicolas BARELIER
Pour suivre les performances de nos bleus : Le direct

Pour retrouver les résultats du championnat : Résultats


Championnats du monde de Vol à Voile à Ostrow

Championnats du monde de Vol à Voile à Ostrow

Christophe RUCH décroche le bronze

et Maximilian SEIS renforce sa place de n°1 mondial junior

Ostrow, Pologne, 22 juillet 2018 – Christophe RUCH a remporté la médaille de bronze lors des Championnats du Monde de Vol à Voile (classe 15m) qui se sont tenus du 8 au 22 juillet 2018. Christophe RUCH signe un retour gagnant après 3 saisons d’interruption et décroche sa 7ème médaille en grand championnat.

Participer à un championnat de vol à voile ne s’improvise pas. Pourtant, vu de l’extérieur, cela aurait pu en avoir l’air du côté de l’équipe de France : nouveaux planeurs livrés avec 3 mois de retard (6 semaines avant la compétition…), préparation sportive tronquée, sélection de 2 pilotes en classe 15 mètres sans rythme international depuis 3 ans (Christophe RUCH et Maximillian SEIS)…

Jean-Nicolas BARELIER, Directeur Technique National : « Nous avons pris en compte des résultats de 2015 pour sélectionner des pilotes en 2018 ! Malgré 2 saisons sans compétitions internationale, pour raisons professionnelles, nous sommes restés en contact permanent avec nos 2 pilotes et avons programmé leur retour au plus haut niveau pour juillet 2018. Par contre, nous n’avions pas imaginé un tel retard de livraison de nouveaux planeurs… De toute façon, il y a quelques « paris » à faire, des options plus ou moins risquées à prendre. On ne peut pas arriver au plus haut niveau sans oser ! »

Un travail d’équipe

Maximillian SEIS et Christophe RUCH n’en sont pas à leur coup d’essai !

En 2015, ils ont terminé respectivement 1er et 2° du championnat du Monde. Leur coopération est simple, fluide et positive.

Maximilian SEIS : « À l’annonce de la sélection, j’étais ravi de faire équipe avec Christophe. Cela s’est vérifié sur cette compétition, ce fut un plaisir de voler avec lui. »

Christophe RUCH : « Le fait de voler avec Max me convient, nous nous entendons très bien dans le ciel mais aussi sur terre ! »

Des pilotes hors norme

Sans état d’âme, Christophe RUCH et Maximillian SEIS effectuent leur programme sportif sur les « anciens planeurs » de l’équipe de France, puis, ils doublent l’intensité des entraînements dès que les nouveaux planeurs sont livrés.

Dès les premières épreuves, nos pilotes se placent systématiquement dans les 8 premiers voire sur les podiums journaliers. Les planeurs ne sont pas poussés dans leur limite mais les résultats sont satisfaisants.

A ce niveau, on ne peut pas gagner sans aller au-delà de sa zone de confort, notamment lorsque les principaux adversaires sont les polonais à domicile ou les allemands. Le matin de la dernière épreuve, les français sont 4° et 5° au classement général.

Eric NAPOLEON, capitaine de l’équipe de France : « Nous avons décidé de jouer le tout pour le tout, le podium ou terminer 10° ! Un départ très tactique après une guerre des nerfs suivi d’un vol quasi-parfait de 500km (en 4h10 !) a permis de reprendre la 3° place à notre concurrent allemand. Et je reste persuadé que nos pilotes peuvent aller encore plus loin en faisant encore plus confiance dans les performances de ces nouveaux planeurs (JS3, de marque Jonker). »

Résultat final : Christophe RUCH finit 3ème et Maximilien SEIS 5ème !

Grâce à ces résultats, Maximillian SEIS (25 ans) renforce sa place de n°1 mondial junior et Christophe RUCH (45 ans) remporte sa 7° médaille en championnat du monde ou d’Europe.

BRAVO !

Site de l’équipe de France Vol à Voile : http://equipedefranceffvv.fr/


71eme rassemblement des passionnés d’aviation Brienne RSA 2018

Le rassemblement des constructeurs amateurs et restaurateurs d’aéronefs de loisir se tiendra sur
l’aérodrome de Brienne le Château, du 3 au 5 août 2018.

Cette rencontre est organisée par
la Fédération RSA, par le Club RSA de Brienne le Château et l’Amicale Hubert Ferté.
Ce rassemblement est un rendez vous, donné aux membres du RSA et à leurs invités, pilotes et sympathisants de l’aviation de loisir.

Au programme, un grand nombre d’aéronefs de loisir est attendu pour une rencontre amicale et des échanges sur notre activité.
Les concepteurs seront présents pour nous décrire leurs créations et conseiller les constructeurs qui souhaiteront les rencontrer.

Un village des techniques, destiné a présenter les différentes technologies mises en œuvre pour construire un aéronef permettra aux néophytes de découvrir cette discipline souvent méconnue. Enfin, les fournisseurs des constructeurs amateurs pourront disposer d’un stand pour présenter leurs activités.

L’aérodrome de Brienne est propriété du Conseil Départemental de l’Aube.
ll est le théâtre des évolutions de nombreux pratiquants de l’aviation légère, de l’ULM au parachutisme. Toutes les évolutions et mouvements d’aéronefs bases sur le terrain sont prévus dans le cadre normal des activités de cette plateforme.

Toutes les évolutions au sol et en vol seront exécutées dans le cadre de l’utilisation normale des installations de l’aérodrome, en respectant la réglementation et les consignes de l’exploitant.
Le circuit de l’aérodrome est strictement réservé aux manœuvres d’approche et d’éloignement. Ces évolutions de même que le parcage des appareils, auront lieu sous l’entière responsabilité des pilotes et propriétaires d’appareils.

Des bénévoles seront charges de l’accueil des participants, pour les informer et les guider sur le site.

Pour plus de renseignements : https://euroflyin.rsafrance.com/